Illusions épidermiques…

IMG_2283

Elle observait les traces du temps qui se dessinaient sur ses mains. Des années de vécus, qui se gravaient sur une surface fragile. Elles ne tremblaient pas. Des gestes authentiques, qui donnaient envie de s’en étourdir. De s’inonder dans ses/ces veines en un excès de confiance. Imbibées d’ivoire, d’histoire, d’illusoire. Une contenance brute, éphémère. Fille inhibée, rêvassant sans cesse à l’idée non avouée de sentir cet épiderme frôler la surface de sa propre peau. En frétiller de doux plaisirs. Bonheur improbable, qui balayeraient encore de nombreux printemps. Rencontre imaginaire qui ferait frissonner les hivers. Leurs phalanges se louangeant à tout hasard pour chasser le temps et briser la frontière des âges. Une fois, elle avait pu en ressentir la chaleur. Elle n’avait jamais tant souhaité un éternel recommencement.

MFL

~ par MFL sur 13 janvier 2014.

15 Réponses to “Illusions épidermiques…”

  1. J’aime ce poème doux et nostalgique comme ce jour couvert et chaleureux !

  2. Merci! Monsieur Primeau!

  3. De rien Madame MLF !🙂

  4. MFL, pardon !

  5. Pas de trouble, il m’arrive encore à l’occasion d’avoir envie d’écrire🙂

  6. Tu pourrais faire un florilège sublime avec tes poèmes ! ♥

  7. Il me faudrait un éditeur qui soit du même avis que toi😉

  8. Déjà ton auto-édition est des plus réussies, avec des photos par surcroît ! Plusieurs auteurEs s’auto-publient maintenant !

  9. Ils sont moins paresseux que moi😉

  10. Tu n’es pas paresseuse ! Tu es une artiste !

  11. Ah! C’est pour ça que rien ne bouge😉

  12. Voilà ! En fait la réalité est une illusion menteuse comme ses élus ! L’être est compact et dense et la vie coule en silence au pied des rochers de l’être-là ! Nul besoin de courir ou voyager, l’être vient à soi par-devers !😉

  13. ouin…..

  14. 😀

  15. Elle n’avait jamais tant souhaité un éternel recommencement.

    Rien à ajouter. Rien à dire surtout. Et de quel droit ?

    Je vous lis depuis très longtemps et, parfois, je me suis permis une interprétation, voire illustrer mon incompréhension.

    Dire ce que vous dites, écrire ce que vous écrivez, affiner les « propres » de la vie sur les « propres » de la mort tient de ce qui peut s’exprimer – sans les mots – pour les êtres qui s’introspectent.

    Toute mon admiration vous est acquise.

    Yves.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :