À fleuve bleu…

Brisé, cassé, devant le seuil de l’indifférence. Ode oppressive contre le à contre-courant. Au dernier moment il trace des fumées héritières de la tranquille révolution. Sans option, les deux pieds dans les matins de chagrin. Derrière leurs dos, leurs mains noués. Des milliers de pieds dans les aubes synchronisées, debout, marchant. À plusieurs dans l’ombre, doutant, réveillant sans cesse des corps oubliés. Épaves d’un précepte inanimé, d’une doctrine déshumanisée et portant au fleuron utopique des bourgeons roses de l’éclosion intuitive. Demain, concis, peut-être, dans l’amas de blessures bleuâtres, à l’azur exténué, comme tant de guerriers chimériques, ils  marqueront les annales captivantes de ce pays qui naît et meurt sans cesse. Pour enfin naître et ne plus que s’imaginer.

MFL

~ par MFL sur 3 mai 2012.

Une Réponse to “À fleuve bleu…”

  1. Jolis vers de mélancoliques. Buvez-en et ressourcez-vous. Moi j’ai bien aimé ! Tout est simplement exprimé.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :