Alchimie

Après l’heure, crayonnée subtilement de cette proximité illicite, j’ai voulu encore. Il y avait cette odeur d’interdit si poignante comme une chaleur trop intense et enivrante. L’air de ton souffle  clandestin et mes secousse soupirée, perdu dans l’impossible qui se critalise. Depuis trop longtemps je me laisse bercer par ces espaces d’éternité, par ces instants qui ne font que s’évaporer. Au plus creux ton épaule de lune, je me pleine, peinée et ronde. Étourdie devant la sentence . J’attendais juin, je n’attends plus que des effluves de temps, qui se sauve sans moi. Le ciel d’été perd de sa lumière fragile et se dirige tout droit, pleine vitesse dans l’ocre automnale d’une nouvelle promesse non tenue. Je m’auto-fascine de mes inventions, de mes complicités supposées de nos vibrations inventées. J’ai encore marché pieds nus sur le bitume nocturne du centre ville. Des kilomètres de rêves ivres alors que je pouvais encore entendre le bruit de tes doigts qui dansaient sur ma peau vibrante. Alchimique comme la pierre, c’était d’or et ce sera toujours un territoire protégé. Cette nuit, comme toujours, je ferai semblant de te fuir, et de me fuir, ma tête confortablement accoté sur le torse de ton corps fabriqué. L’entrée est interdite.

MFL

~ par MFL sur 5 septembre 2011.

3 Réponses to “Alchimie”

  1. « Au plus creux ton épaule de lune, je me pleine, peinée et ronde. »

    WOW…il y a tellement de dimensions là-dedans.

  2. Merci David, ça fait toujours du bien quand ce qu’on écrit est apprécié.

  3. « Après l’heure

    J’ai encore marché pieds nus sur le bitume nocturne du centre-ville.

    L’entrée est interdite. »

    Explique-moi, s’il te plait.

    Je reviens de loin et lu tes textes confondants, je les lirai et relirai jusqu’à en tirer la moindre flamme,

    Il y a, je ne sais trop pourquoi, les intrus et les extrus, dans ton langage effleuré, léchant de chaque fruit l’inflorescence qui précède tout.

    Comme tu dois être belle ! Je veux parler de cet éclat dans ton regard et celui qui caresse ta paume caressante…

    Pourquoi donc ne suis-je que moi, avec cette pauvreté cependant que je revendique ?

    Surtout, ne t’arrêtes pas de marcher sur le bitume de la nuit !

    Yves.

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