En attendant quatre heure…

Hier c’était sans doute la même nuance, une ombre similaire, celle des étoiles qui se filent entres elles, sans égard à l’absurde qui dialogue avec le fil. Elles se tissent encore et encore, toujours avec les mêmes prémices, de celles qui se recommencent à chaque regard. Chaque seconde est un nouveau début, une bête insoumise qui terrorise et qui se souhaite sans temps, sans âge. Ses mains sur sa peau de blé, ne sont qu’un sombre renard qui espère quatre heure. Elle apprivoise les vides et les absences, elle s’habitue au crescendo matinal de la solitude et pousse ses espoirs vers des lits ennemis. La pluie glisse sur sa joue, se traçant un voyage subtil, en se  faufilant sereinement vers son cou, pour aller danser sur ses épaules nues. Hier, il n’y avait plus de nuance, que du vert, amer, noyé dans un liquide opaque et chaud. Son corps n’est qu’une illusion. Hier, c’était hier. Hier au levé du printemps elle jouait à l’illusion, elle était sa propre image, gravée dans sa chair, brulante et passagère du ventre du boa. Elle aimait peut-être aimer…

MFL

~ par MFL sur 20 juillet 2011.

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