Même les héros s’en vont… Un an plus tard (réédition)

*** Un an jour pour jour… Toujours les mêmes pourquoi, toujours les mêmes questions… Quatre saisons complètes sans toi, la terre continue de tourner, mais elle vacille vraiment certains jours. On ne cherche plus à réaliser, on continue de cocher jour après jour les cases du calendrier temporel alors que tout est toujours aussi intangible. Nous prendrons sans doute un verre de rouge ce soir, un français, peut-être, et comme à chaque fois que le bouchon à fait « POW »  durant la dernière année,  nous aurons tous une pensée silencieuse pour toi, à demi mot, mais convaincu que nous somme tous en train de penser à la même chose au même instant… J’aurais pu écrire cette nuit, mais mes mots n’auraient pas été bien différents que ceux lancés ici il y a 365 jour… Alors je les relis… Les redis et n’y crois toujours pas… ***

michel

S’il eût fallu que tu partes autrement…

Des mots à demi prononcés, des pensées furtives, aléatoires, décousues de sens, mais qui tournent et qui tournent encore. Nous nous battons à coup de pourquoi, mais sans jamais trouver de réponses au fragile.

Tu combattais comme tu vivais, authentique dans les structures, toujours fort, intelligent, astucieux, stratège et droit dans les courbes comme dans les droites. Et cette foi, cette inébranlable foi en la vie, qui se lisait dans chacun de tes gestes, et qui toujours témoignait de ton amour du monde, de ton monde.

Des ponts érigés en béton, des structures familiales coulées dans l’or massif, tu préférais toujours l’action aux mots.

Héros tranquille, silencieux, sculpté dans le temps qui passe, tu étais présent, toujours, sans jamais rien demander en retour.

De toi, j’ai appris que le bonheur se trouvait autour du verre de vin qu’on buvait sur une terrasse avec toute la famille, en rêvant de Provence, en rêvant d’un pays. Et ce, qu’il « soleil » ou qu’il pleuve. Les plaisirs simples mais partagés. Peu importe qui se trouvait sur la scène, pourvu qu’on l’écoute et le regarde ensemble.

De Montréal à Québec, en 2h. De vélo sur l’île Verte, de vol de nuit, de soirées électorales, de terrasses en février, de derniers petits verres de Porto avant de rentrer…

De pique-niques, de roue de minuit, de feux de camp, d’échelles en équilibre instable, de tartes au sucre…

De Dame de pique, de passez go et réclamer 200$, d’Hercule Poirot, de «ça va bien! »…

De ces petites choses qui vont continuer, mais sans toi, j’ai la nostalgie infinie… Rien ne sera plus jamais comme avant, ce n’est pas un chantier terminé que tu nous laisses cette fois-ci…

Arsène Lupin disait que l’aventure ce n’était pas de dire « toujours » mais de dire « tout de suite! »… C’est sans doute pour cela qu’il fût si longtemps ton complice…

Malheureusement, on ne peut pas remporter toutes les parties, car, comme tu le sais maintenant, la vie aussi à appris à tricher… Aujourd’hui, ce n’est que mon regard triste qui s’esquisse dans le reflet de la fenêtre.

Salut!

~ par MFL sur 12 novembre 2010.

5 Réponses to “Même les héros s’en vont… Un an plus tard (réédition)”

  1. Magnifique texte pour un disparu. Je sympathise.:/

  2. Et nous vivrons longtemps pour les autres, le coeur sec.

    Que pouvons-nous partager, sinon ces quelques mots ?

    Nous sommes assis autour de la grande table, les rires sonnent faux. Bien sûr il y a les enfants qui, attendant de s’ouvrir à la vie, jouent et couvrent nos mots, nos silences de leurs cris, de leurs chants inachevés.

    Tout cela est correctement surréaliste.
    Je pense, je réfléchis, enfin je le crois.
    En fait je suis obnubilé par la porte, persuadé qu’elle va s’ouvrir avec une bouffée et que tu apparaîtras, encombrée de toutes ces nourritures divines dans ton immense sourire.

    Vivante, mais pas davantage.

    « Héros tranquille, silencieux, sculpté dans le temps qui passe, tu étais présent toujours, sans jamais rien demander en retour »

    Joli texte, MFL, finement imprégné de tes sentiments.

    Yves

  3. Je comprends comment tu te sens car Éric (http://bit.ly/EricGa), mon chum de l’époque, l’amour encore de ma vie, a quitté la terre un 27 novembre 1991.

    Comme tu dis, la terre n’arrête pas de tourner mais elle vacille souvent sans lui.

    Mes pourquoi demeurent et demeureront sans doute sans réponses comme dans bien des situations de la vie. Alors, on fait avec même si ça fait encore mal.

    Très beau texte MFL et je sympathise également avec toi.

    En passant, je ne vois pas l’image car ça indique : 404 Not Found??

    https://twitter.com/CG71Qc

  4. je voulais te signalé que je t’ai lu, et je symphatise aussi, mais que je n’ai pas les mots pour exprimer parfaitement ce que j’ai ressenti suite à la lecture, alors je pense que le mieux est de ne rien ajouter.

  5. Merci Marie-France

    Meme si ce texte me fait pleurer C’est tellement beau.

    Ginette conjointe de ce héros

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