Même les héros s’en vont…

michel

S’il eût fallu que tu partes autrement…

 

Des mots à demi prononcés, des pensées furtives, aléatoires, décousues de sens, mais qui tournent et qui tournent encore. Nous nous battons à coup de pourquoi, mais sans jamais trouver de réponses au fragile.

 

Tu combattais comme tu vivais, authentique dans les structures, toujours fort, intelligent, astucieux, stratège et droit dans les courbes comme dans les droites. Et cette foi, cette inébranlable foi en la vie, qui se lisait dans chacun de tes gestes, et qui toujours témoignait de ton amour du monde, de ton monde.

 

Des ponts érigés en béton, des structures familiales coulées dans l’or massif, tu préférais toujours l’action aux mots.

 

Héros tranquille, silencieux, sculpté dans le temps qui passe, tu étais présent, toujours, sans jamais rien demander en retour.

 

De toi, j’ai appris que le bonheur se trouvait autour du verre de vin qu’on buvait sur une terrasse avec toute la famille, en rêvant de Provence, en rêvant d’un pays. Et ce, qu’il « soleil » ou qu’il pleuve. Les plaisirs simples mais partagés. Peu importe qui se trouvait sur la scène, pourvu qu’on l’écoute et le regarde ensemble.

 

De Montréal à Québec, en 2h. De vélo sur l’île Verte, de vol de nuit, de soirées électorales, de terrasses en février, de derniers petits verres de Porto avant de rentrer…

 

De pique-niques, de roue de minuit, de feux de camp, d’échelles en équilibre instable, de tartes au sucre…

 

De Dame de pique, de passez go et réclamer 200$, d’Hercule Poirot, de «ça va bien! »…

 

De ces petites choses qui vont continuer, mais sans toi, j’ai la nostalgie infinie… Rien ne sera plus jamais comme avant, ce n’est pas un chantier terminé que tu nous laisses cette fois-ci…

 

Arsène Lupin disait que l’aventure ce n’était pas de dire « toujours » mais de dire « tout de suite! »… C’est sans doute pour cela qu’il fût si longtemps ton complice…

 

Malheureusement, on ne peut pas remporter toutes les parties, car, comme tu le sais maintenant, la vie aussi à appris à tricher… Aujourd’hui, ce n’est que mon regard triste qui s’esquisse dans le reflet de la fenêtre.

 

 

Salut!

 

~ par MFL sur 16 novembre 2009.

6 Réponses to “Même les héros s’en vont…”

  1. Tout ceux et celle qui ont eu la chance, le plaisir, plutôt… le privilège de l’avoir cotoyé ne pourront faire autrement que de sourire en lisant certaine lignes.
    C’était bel et bien Michel.
    Toutes mes condoléances à toi et ta famille.
    Dans quelques temps nous pourrons lever notre verre de vin! à la mémoire de Michel.
    Très touchant ton texte!
    Salut Michel!

  2. Merci Martine

    ton commentaire m’a tiré quelques larmes…

    xxx

  3. J’ai oublié de le mentionner tout à l’heure mais la photo est magnifique.
    À très bientôt!

  4. Oui, magnifique photo !!
    Très beau texte. On aura plaisir de te l’entendre lire j’espère.
    À demain couzine xxx

  5. J’en ai les larmes au yeux.
    Il a peut être perdu la dernière partie, mais sa vie a été une victoire.
    Je vous offre mes plus sincères condoléances.

  6. Merci beaucoup Richard

    xxxx

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