Ode à l’indépendance… Prise 2 (spécial élections provinciales)

Je profite des élections pour rééditer ce texte (J’ai bien fait de ne pas fermer ce blogue complètement!)

Juste pour toi maman!!!

INDÉPENDANCE :

(Définition selon Antidote)

nom féminin (Et oui, indépendance est féminin !)

  • État d’une personne indépendante, autonome. Indépendance matérielle, financière, affective.
  • Caractère d’une personne qui ne se conforme pas aux règles morales établies, qui ne se soumet pas aux habitudes sociales. Esprit d’indépendance. Faire preuve d’indépendance.
  • Autonomie politique, souveraineté. L’indépendance d’un pays, d’un peuple. Une guerre d’indépendance. Accession à l’indépendance. Déclaration d’indépendance. Proclamer l’indépendance d’un État.
  • Absence de dépendance entre plusieurs choses. Indépendance de deux évènements.

Synonymes de indépendance,

  • Liberté — autonomie, contingence, disponibilité, droit, faculté, franc arbitre, hasard, indéterminisme, liberté, libre arbitre, (libre) choix, licence, loisir, permission, possibilité, pouvoir. Originalité — anticonformisme, audace, cachet, caractère, fraîcheur, hardiesse, individualité, innovation, inspiration, marginalité, non-conformisme, nouveauté, originalité, particularité, personnalité, piquant, pittoresque, singularité, unicité. Autonomie politique — autodétermination, autonomie, désatellisation, liberté, souveraineté. Sécession — autonomie, division, partition, scission, sécession, séparation. Fait de ne pas appartenir à un groupe — non-appartenance.

En pleine guerre idéologique, après mûre réflexion, j’ai décidé de déclarer, pour ne pas dire de proclamer, haut et fort, que j’étais officiellement indépendantiste! Indépendantiste, parce qu’intègre avec moi-même, avec la femme que je suis, avec les idées qui sont les miennes. Je me donne le droit de n’appartenir qu’à cette idée. Indépendante d’idées, indépendante de cœur et indépendante de pays. En somme, j’appuie ici avec véhémence, la cohérence qui me convient le plus, au risque d’être finalement et fatalement incomprise. Je ne me veux soumise à aucune autre loi.

Politiquement parlant, la guerre des mots bat son plein, on ne se bat plus pour la cause (l’essentiel), mais on se déchire idéologiquement sur la pureté accordée à la valeur des mots. On envoie le projet sur l’autel sacrificiel des différenciations linguistiques, pendant ce temps, on meurt un peu plus tous les jours, étouffé par le poids de l’assimilation tranquille (et promise).

Le terme « séparatisme » mieux connu sous la forme « séparatiss » a toujours eu cette valeur symbolique radicale, à la Elvis Gratton, octroyée par les vieux « fédéraleux » pour faire brailler les enfants et pour effrayer les petits vieux! (qu’on me pardonne ici, ne n’être pas « Politiquement correcte »). D’un autre côté, le terme «souverainiste », surconnoté depuis plusieurs années est tombé dans l’anecdotique, le ridicule et l’incohérence antinomique et paradoxale. La souveraineté est ennuyeuse, lointaine, elle ressemble à ces vieux fantômes qui nous épuisent à coup de nostalgie.

Toujours selon Antidote :

Séparatisme : Mouvement visant à la séparation d’un territoire du pays auquel il appartient.

Souveraineté : Pouvoir suprême qu’a un État d’avoir la compétence exclusive sur son territoire et d’être indépendant au niveau international. Souveraineté territoriale.

Nationalisme : Courant politique affirmant qu’une nation a le droit d’accéder à la souveraineté.

Qu’on le veuille ou non, dernière chacun de ces mots, derrière chaque voyelle envoyée au hasard des conversations, il y a une seule et même chose… J’ajouterais même un seul et même rêve, désir inavouable, qui se perd au hasard des nuits de révolutions tranquilles, de discours tempérés et de : « on en reparlera demain, allons nous coucher, il se fait tard… » L’aube ne tarde jamais à venir nous réveiller, à demi asphyxié par le poids de la double étatisation. Paralysé, par la peur, et ce besoin asservi d’aller respirer l’air du large. D’un océan à l’autre, d’un référendum à l’autre, toujours les mêmes angoisses, héritage obligé d’une existence d’appartenance.

Je suis indépendante, libre de penser ce que je crois est le mieux dans chaque situation. Originale, autonome (mais jamais autonomiste) dans mes actions. Je n’écoute que le gros bon sens qui me réduit à cet état de solitaire incomprise (mais assumé). Quand j’ai envie de chanter et bien, je chante! (Quand j’ai envie de lire Prévert, et bien, je lis Prévert) Je ne me tairai pas. Je revendiquerai mon droit d’exister. Je vivrai seule, séparée, dissocié, distincte, libre et souveraine. J’utiliserai ces mots, jouissifs, qui appartiennent à une langue qui s’efface un peu plus chaque jour.

Je m’envolerai dans le réel, insoumise, et assassinerai chaque mot qui osera se rebeller. Sans jamais les dompter, les mots deviendront des alliés et cesseront peut-être enfin de n’être que déformants et altérés. S’il existe ne serai-ce qu’un seul mot, qui possède en lui le pouvoir de rassembler autour d’une seule et même cause, je le trouverai !!!

Indépendantistement vôtre…

Sans rancune

MFL

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~ par MFL sur 9 novembre 2008.

8 Réponses to “Ode à l’indépendance… Prise 2 (spécial élections provinciales)”

  1. Ça vaut la peine!

  2. UNE MFL DE RETOUR QUELLE JOIE INDESCRIPTIBLE!!!

    J’EN HURLE DE BONHEUR…. HAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!!! 🙂 🙂

  3. Pas de retour en rappel!

    🙂

  4. Pour un retour, il va falloir attendre encore un peu…

  5. Snifffff sniffffffff 😦 😦 moi qui était si z’heureux de ce retour là ( pas des (*?$%$!*) d’élection )

    (ce foutu con de premier sinistre provincial de frisé de Charestte a foin….il pense qu’au cash )
    même si on est a l’aube d’une crise économique sévère et mondiale. Cet idiot dépense nos denier publique en pure perte car se sera un minable gouvernement minoritaire. Car dans toutes cette racailles politique y’a pas des masses de gens qui ne vont que là que pour se faire du capital personnel.

    Ah je vais faire comme étant mioche, quand je subissait des peines, je dessinais et quand j’ai appris à écrire, j’écris sur la peine c’est libérateur.

    J’écris mal encore, mais je le fais quand même.Et je vais dessiner, je dessine encore. Pour garder vivant dans mon ti-coeur de loup la pensée de mon amie la talentueuse blogueuse M,F.L

  6. Dessinons z’en cœur alors!!!

    😉

  7. J’viens de revenir en ville!!!!!!!!!
    Chapeau! Je te suis… anytime 😉

  8. Merci 🙂

    Très gentil!

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