Des souliers sans lacets…

Ces petites choses inexplicables qui volent des heures, j’arrive pas à les apprivoiser. Je sais qu’elles sont sournoises, qu’elle semblent attaquer où ça fait le plus mal, volontairement ou pas..  Mais il n’en demeure pas moins qu’elles volent des heures. Ce sont des petites fourmis qui se promènent dans tout mon corps, conséquence d’un petit coup de poignard. La lame glisse sur ma peau fébrile, les idées s’évadent, en fait elles flottent plus qu’elles ne s’évadent. Il n’y a aucune tanière sécuritaire contre ces réactions qui me crochètent. Comme un trou dans lequel le pied bascule au moment où l’on gambade librement dans la rue… Vous la connaissez cette petite boule qui trouve refuge dans la poitrine, qui enferme le souffle dans une prison si petite qu’il ne peut plus tenir ni debout ni assis?  Et bien, elle fait douter, gravement, sans prévenir.

Le filet à la main je tente de récupérer mes idées, les esprits ayant déjà quittés le bateau, elles tournent autours de moi comme des papillons en liberté. Je les isole dans cette solitude, qui une fois encore m’a écrasé dans un coin. Comme si partout où je posais le regard, je ne voyais que des gens trouver leurs places dans le puzzle de la vie… Des souliers qui s’enlacent… Je suis lasse.

Tous sauf moi…

Je crois que je me suis trompé de casse-tête. J’aurais juste voulu que celui-ci, différent, ne me fasse pas de peine sans raison.

Je dois être trop nulle pour exister…

Sans rancune

MFL

(toile: Vincent Van Gogh-Les souliers aux lacets.)

~ par MFL sur 23 septembre 2008.

4 Réponses to “Des souliers sans lacets…”

  1. Tu ne peux pas écrire un si beau texte et être trop nulle pour exister en même temps. Mais bon, il peut arriver parfois que tu aies cette impression, c’est une émotion plate mais compréhensible même si ce n’est évidemment pas ce que je pense.

  2. Oui… Trop nulle pour exister… un sentiment que j’apprends à corrompre. C’est dire comment l’espace est grand. Mais, on doit malheureusement délier les noeuds des lacets.
    Et reprendre la route…

  3. MFL tu es ce que tu es, comme tu es avec tes caractéristiques unique et qui fais la fille dont dont nous aimons lire tout les écrits sur son blogues que nous aimons chaque jour venir y puiser notre parcelle de soleil.

  4. MFL Se laisser porter par le courant, arrêter un instant, se laisser tâter par le pur présent. Sain sentiment mais en équilibre constamment.

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