tædium vitæ…

Un pas devant l’autre, la tête aux aguets de ce ciel gris et menaçant, j’avance dans la ville orageuse. Tout est gris, l’odeur de routine semble avoir repris possession de mon île. On fait ses courses, on gère ses appels, quelques légumes dans le panier, c’est samedi matin, Montréal s’est essoufflé. J’arrête reluquer quelques vinyles à rabais, exposés sur un coin de ruelle. On dirait que plus personne ne sourit… Comme le temps qui passe sait rendre vestige l’estival urbain pour le substituer subtilement en une dose de monotonie prévisible. Tout à coup sans prévenir, je ressens un immense « scrounch » sous ma semelle, sonorité tactile, corps mort d’une première feuille, séchée, envolée, symbole ultime d’un passage vers la saison des vendanges…

Une pomme rouge et un verre de rouge…

Sans rancune…

MFL

~ par MFL sur 6 septembre 2008.

30 Réponses to “tædium vitæ…”

  1. Tu as vraiment le don de bien exprimer ce genre de truc. J’adore!

    Même la routine et le vide m’apparaissent pleins de profondeur en te lisant.

    Une pomme rouge et un verre de rouge…une belle fin…comme quoi l’automne nous apporte ses plaisirs!

  2. Merci!!!

    comme quoi l’automne nous apporte ses plaisirs…

    on aura même droit à une campagne électorale, Oh joie!!

  3. Ça c’est moins drôle!

  4. Au contraire. c’est très drôle!🙂

  5. C’est drôle dans le sens où l’actualité nous apportera des trucs très drôles parfois, mais je n’ai pas nécessairement hâte aux résultats et à ses conséquences.

  6. 😉

  7. En fait, nous sommes des alliés politiques pendant cette campagne électorale. Pas pour les mêmes raisons (sauf notre position très convaincue en faveur de la séparation du Québec), mais on s’entend sur le principal.

  8. OUI!

  9. « Même la routine et le vide m’apparaissent pleins de profondeur en te lisant. »


    La routine et le vide.
    La routine. Et le vide.
    La routine.
    Le vide.

    La routine, c’est répéter les mêmes gestes. Ça me rappelle un film; Shining, l’enfant lumière, Jack Nicholson. Sur une montagne avec sa famille, il veille sur un Grand Hotel en hiver, à un moment donné, il écrit, … il veut pas être dérangé, … on croit qu’il écrit quelque chose d’important, … un livre, un roman, il est agressif, … on découvre finalement qu’il écrit toujours la même phrase, … un routine. La routine fait partie de tellement de vies adultes, … à la limite c’est contre-nature.

    Et le vide, il est ressenti justement à cause de la routine, … routine abrutissante s’il en est une. Métro, boulot, dodo. Ha. On l’a entendu souvent celle-là.

    Ça me fait penser à bien des gens qui, lorsqu’ils travaillent disent: « On a été occupé aujourd’hui, … ça passé vite. »

    Bien oui, ils sont contents que leur vie passe vite.

    Et pourquoi l’automne est souvent signe de tristesse ?

    Parce qu’on a pas profité de l’été.

    Et c’est quoi profiter de l’été ?

    Se baigner? Voyager? … c’est à dire, aller voir si le gazon est plus vert ailleurs? Boire?, Acheter de nouveaux vêtements? Marcher dans la rue? Se lever tard? Écrire un poème extraordinaire? (excusez MFL), redécorer sa maison? Grimper dans la hiérarchie sociale? Gagner la Loto? Devenir un personnalité connue?

    non

    Profiter de l’été, c’est de l’avoir passé avec la personne qu’on aime le plus profondément.

    Et à partir de là, l’automne devient un moment privilégié pour se promener et rentrer au chaud avec celle qu’on aime, … l’hiver c’est encore mieux, … l’après-ski, … : ))

    Tout est là.

    « La relation amoureuse. »

  10. rob

    L’idée n’est pas de dire que l’on a pas profité de l’été, mais de prendre conscience à chaque nouvelles saison qui succède à la précédente, que le temps file tellement vite! Que nous perdons le contrôle sur la vitesse des heures qui s’écoulent… Cette vision, fait peur aux gens comme moi, qui trouvent la vie belle!!!

    Et si je vous disais que je ne croyais pas en l’Amour?

  11. Là ça devient intéressant. On s’éloigne un peu de la poésie, mais on perd pas pour autant son temps.

    Tu sais, l’amour, on l’a en soi, et si on y croit pas, … il faut regarder en haut. On tombe dans la psychologie, la mère, le père. L’intérêt des parents envers leur enfant.

    Parce que beaucoup de personnes cherchent l’Amour, et ne savent pas que l’amour on l’a en soi, et que certaines personnes peuvent nous le faire vivre. C’est pas la personne comme telle qu’on aime, mais c’est qu’elle a cette capacité de nous faire ressentir l’amour qu’on a en soi.

    C’est l’intérêt de l’autre, pour soi, qui nous fait vibrer, mêlé à ça, l’attrait sexuel.

    Le problème, c’est qu’on recherche ce que l’on a connu dans l’enfance, et comme la plupart des humains ont une enfance platonique, castrante, … routine plate, … et bien dans leur vie adulte, ils répètent ce qu’il connaissent. On aime ce qu’on connait. D’où l’importance de sortir un peu, de temps en temps de sa ligne de vie, …

    Sortir, … par un acte de volonté de.

    Sa routine.
    🙂

    … en espérant pour le mieux. 🙂

  12. Rob

    La théorie est très intéressante, mais pour de multiples raisons, (y compris le fait que j’ai eu la chance de vivre l’enfance la plus allumé, folle, magique… qui soit) je ne pourrai jamais m’identifier à cette conception de la quotidienneté!

    Quiquonque me connaît un tant soit peu, sait à quel point cette folie qui habite chacune de mes heures, me rend heureuse et épanouie tout comme elle illumine la vie des gens que j’ai le bonheur de côtoyer!!

    Chaque seconde de vie est un cadeau!

    Je ne chercherai jamais l’amour… déjà j’ai pas le temps! Et si par hasard, il existait, et bien il saurait bien me trouver! Moi j’ai autre chose à faire!🙂

    Et qu’on m’accuse de me gourer, je suis prête à accepter la critique! Je reconnaîtrais mon erreur avec plaisir le jour ou la vie me prouvera hors de tout doute que j’ai eu tord!

    D’ici là, j’ai de la magie à aller créer!

    Sans rancune…

  13. Malheureusement, il sera trop tard.

    Sans rancune ?
    🙂

  14. Trop tard pour?

  15. Trop tard pour vivre une relation amoureuse.

    Ça existe, et c’est pour tous.

    On rencontre tous des personnes qui peuvent nous rendre heureux/se, mais on les voit pas. Barrières psychologiques. C’est sûr qu’on peut vivre sans relations amoureuses, … pour la plupart des gens, c’est ça. Ils vivent avec un partenaire compromis, et rêvent à l’Amour, … surtout les femmes. Faut sauter la clôture finalement, lentement, … apprivoiser le plaisir de la convoisise. 🙂

    C’est ce qui m’intéresse, … j’en suis à étudier ça, … sujet passionnant s’il en est un. 🙂

  16. « pour la plupart des gens, c’est ça. Ils vivent avec un partenaire compromis, et rêvent à l’Amour, … surtout les femmes. »

    J’ai assez observé les gens pour constater que dans la grosse majorité des cas, ce n’est que ça! Et ça me déprime grandement ce constat!

    Pour le reste, il en va de différents points de vues! On ne peut malheureusement pas généraliser ce qui est important, voir essentiel au bonheur des autres!

    L’erreur de plusieurs est de croire que seul l’amour dans un contexte de « couple » peut rendre heureux!! (ce qui explique pourquoi les gens font le choix d’être malheureux en couple au lieu d’être heureux et épanouis seuls!)

    Alors que la vie est remplie de défis, de sensations, de plaisirs, de rencontres tous plus merveilleux les uns que les autres!!

    Pour ce qui est du plaisir de la convoitise, c’est un jeu qui est (il faut bien se l’avouer) strictement réserver aux belles personnes! Le jeu des apparences! Donc ont est loin de la chance universelle ici!🙂

  17. « On ne peut malheureusement pas généraliser ce qui est important, voir essentiel au bonheur des autres! »

    Le bonheur est impossible sans une relation affectueuse satisfaisante; contact physique agréable quotidien, et, se sentir apprécié, valorisé.

    Ça, c’est un incontournable.

    Point.

    C’est dommage que bien des gens ne découvrent ça qu’à la fin de leur vie, … après l’avoir passé à faire des activités de compensation sublimée, … qui à la fin = vide et, évidemment, … regrets.

    Parce qu’ils sont inconscients et trop lâches, peureux, pour affronter leur réalité; ils sont malheureux, et leur « bonheur » est un pseudo-bonheur, … fake.

    La preuve elle est constatable vers la cinquantaine, … ça se voit dans leur visage. Visage aigri.


    Pour ce qui est de la convoitise et des belles personnes, … c’est en partie vrai, mais.

    Comme je l’ai déjà dit, si une femme est à l’aise avec son corps, à l’aise avec la convoitise d’un homme, et idéalement qu’elle n’a pas ses formes féminines
    complètements cachées dans la graisse, elle va trouver un homme qui s’intéresse à elle, surtout si elle a une belle intériorité. Et l’amour ça commence là, … un homme s’intéresse à une femme. 🙂

    L’amour c’est pour tous.

    (C’est mon opinion, et j’en suis convaincu.) 🙂

  18. Je respecte votre opinion!

    Mais par contre n’accepterais jamais qu’on me dise que mon bonheur est « fake »…

    Suffit me me connaître pour s’en rendre compte!

    Je suis heureuse et insoumise!

    Le bonheur est impossible sans une relation affectueuse satisfaisante; contact physique agréable quotidien, et, se sentir apprécié, valorisé.

    Ce qui ne faut pas entendre HA HA HA!!
    🙂

    à 50 ans mon visage sera 100X moins aigri que celui de ceux qui se seront contentés de vivre une relation de couple artificielle, car je n’aurai jamais cessé de vivre des expériences enrichissantes, parce que j’aurai découvert le monde et ses diverses réalités, j’aurai créé, créé pour exister, créé ma vie, mon bonheur… en me moquant inconditionnellement de tous ces malheureux qui auront choisi le vide de la quotidienneté et la fermeture d’esprit!

    Je vis et laisse les autres vivre leur vie (ou leurs vides) sans les juger!

    Simplement!!

    🙂

    Je n’ai qu’une seule et unique certitude! Jamais rien au monde ne pourra me rendre plus heureuse et me faire vibrer plus que la sensation des couleurs qui glisse sur mes doigts…

  19. Tu me parles des couples artificiels, … pourquoi?
    On les avait mis à la poubelle, non?

    95% des couples sont artificiels, je le sais, mais on peut être en couple et s’aimer, ça existe.


    « Le bonheur est impossible sans une relation affectueuse satisfaisante; contact physique agréable quotidien, et, se sentir apprécié, valorisé. »

    Je le maintien, c’est mon opition, …

    Tu ris de ça, c’est correct, … 🙂

  20. J’espère que je ne juge pas. Je parle des constatations que je fais, en vivant ma propre vie et en observant celles les autres. On peut toujours se tromper, mais quand même. On sait que l’homme est un animal social, c’est un besoin fondamental chez l’humain, d’où on peut conclure que la solitude est contre nature. C’est en gros ce que j’affirme. Je ferme ma parenthèse.

    La vie continue …

    Un pas devant l’autre, la tête aux aguets de ce ciel gris et menaçant, j’avance dans la ville orageuse. Tout est gris, l’odeur de routine semble avoir repris possession de mon île. On fait ses courses, on gère ses appels, quelques légumes dans le panier, c’est samedi matin, Montréal s’est essoufflé…

    Une pomme rouge et un verre de rouge …
    🙂

  21. Je pense qu’on arrive à ressentir l’amour de différentes manières. J’aime bien penser qu’en général, on se sent «amoureux» quand notre présence est validée (je t’aime parce que tu me fais être bien, ici, maintenant) et qu’effectivement, l’autre, dans la beauté de ces différences, nous renvoie à nos bases, à nos valeurs, à notre vision du monde. Se reconnaître en l’autre. Ne pas confondre attirance et amour. Bien que je sois d’avis que l’attirance est une composante importante de la relation intime/amoureuse, je pense aussi qu’on doit cesser de parler d’amour quand on n’a pas eu d’échange avec la «substance interne» de la personne, si ce n’est que dans une temporalité qui permettent d’éliminer les masques et les parades de nos comportements instinctifs. L’Amour est plus grand que ce qu’on en dit dans Occupation Double. L’Amour prend son temps, l’Amour est plus patient que nous. N’est pas plus patient que nos hormones, en tous cas…! Et c’est pour ça qu’on doit se méfier de soi-même quand on découvre quelqu’un. L’un peut se faire passer pour l’autre, mais la responsabilité nous revient d’en faire un examen de conscience, même si l’excitation et tout le tralala nous convient à des idées folles.. à en perdre la tête.. C’est fort, la chimie, non? Et, encore là, ce qui est durable prend son temps. Qu’est-ce qui est vraiment important? On dit que l’amour est éternel, mais sommes-nous suspendu après lui tout ce temps? Ou bien est-ce autre chose? De l’égo? De la complaisance? de l’insécurité? De la convoitise?
    Dans de meilleurs cas, on aimerait pouvoir dire comment on aime l’autre, mais souvent, les mots ne sont pas suffisament fidèles à la qualité de nos sentiments et on reste fébrilement silencieux. L’autre vibre quand même, en silence. C’est pas beau, ça? «Je suis un chat avec toi, je frotte donc ma tête sur la tienne.». Ça ronronne dans les chaumières.
    Regarder un bébé nous plonge dans un état similaire, parce qu’on se reconnaît en lui, dans son confort et son insouciance, sa confiance aveugle. On admire sa candeur à partir de notre perspective, en se disant: «je sais comment tu es bien (idéalement) et j’accepte (la plupart du temps) de ne plus être à cette place.. Bonne vie, mon p’tit pit» . Ce qu’on ressent, c’est, à mon avis, proche d’un amour qui n’est pas celui qu’on partage avec un partenaire de vie, mais il s’y apparente, par l’intensité de la présence partagée.
    Sentir la bonté d’un chien, voir son attachement pour nous. Voir sa naïveté. Se reconnaître en lui, via un petit effort de projection. Rire de sa/notre propre maladresse. Regarder un arbre, le toucher. Sentir sa force et sa dignité qui inspire le respect. Reconnaître en lui le vieux combat de la vie et l’évidence de ce qui nous relient tous et toutes dans ces échanges de gaz et d’énergie. Notre interdépendance. Peut-être est-ce un peu ça, aussi, l’amour? La reconnaissance de notre interdépendance dans cet univers. Quelqu’un a dit qu’écouter Mozart et aimer ça, c’est parce que c’est le Mozart en nous qui vibre». Moi j’aime ça comme ça.
    On parle d’amour quand on parle de ferveur religieuse autant qu’on dit qu’on aime écouter un bon film ou qu’on aime prendre un bon verre de vin. Différentes intensités d »un même constat? Peut-être. Différentes notes d’ une même mélodie? À l’inverse, la haine est immanquablement associée à la destruction: d’une part de soi, avant toute chose. Mais, aussi, elle mène à l’isolement, la séparation. C’est toujours plus facile de séparer que d’unifier, aussi. Politiquement, on a dit DIVIDE AND CONQUER, comme quoi la gentrification, la ségrégation permettent de moduler plus facilement les tendances sociales quand on a trouvé des pôles autour desquels les gens vont vouloir se greffer. Pour être plus forts entre eux, mais paradoxalement plus faibles, pour l’ensemble. Et l’amour d’un peuple pour lui-même? Hmm… Aime-t-on facilement quelqu’un qui a des valeurs, des perspectives/projets qui sont contraires aux notres? Ça peut être difficile. J’aime bien cet adage un peu vieux jeu qui dit: «aimer l’autre, ce n’est pas se regarder dans les yeux, mais bien de regarder ensemble dans une même direction….»
    Je pense tout de même qu’au-delà de ces allusions à des projets sociétaux, l’amour revêt ses habits au quotidien. Les revêt en se dénudant le plus possible pour ne pas jouer à des coqueterie, des apparats qui ne mênent nul part. Nous, humains, avons des complexités d’appréciation de l’autre qui peuvent combiner le dedans, le dehors et les à-côtés.. malheureusement. Mais nous pouvons toujours juger à tort de la qualité de bonheur que vivent les gens qui ne misent que sur l’illusion. Quand ils n’ont jamais connu autre chose, peut-être qu’ils en sont heureux (à moins d’en être privés)… jusqu’à temps qu’un choc les obligent à revoir leurs positions transmises par leurs parents/leur milieu de vie. Ou encore, si on devait lever le voile sur les apparences, verrait-on les vrais visages de tous, avec une signature énergétique qui leur serait propre, mais pourrait-on voir aussi les différents niveaux de prise de conscience de cette illusion de la séparation de tout (et tous) et du mépris de plusieurs pour le restant de la planète et des enjeux importants.
    Je préfère l’amour de mon prochain et de la vie… Pour la suite du monde!

  22. Le D.

    C’est tellement ça!! C’est ce que je tentais maladroitement d’exprimer ici. (mais que j’avais réussis à inscrire dans un de mes textes, (que je devrais peut-être te faire lire un jour!) Chacun te tes exemples illustre parfaitement le pourquoi, si on sait porter attention à la magie des éléments qui nous entourent, c’est tout le bonheur de la vie qui nous enlace. Oui, quand je peins, c’est de l’amour viscéral, tout comme quand tu crées j’imagine… Les enfants, la nature, les idées…

    Cette semaine j’étais avec ma sœur, un bon verre de rouge à la main quand on a entendu un début d’explosion. Des feux d’artifices de toute évidence… à cette date… Le regard émerveillé comme celui des deux gamines que nous avons su rester, nous somme sortie en coup de vent, afin aller voir ce qui se passait. Assise sur notre petite butte de gazon urbaine, isolé du monde, avec le plus merveilleux vent qui soit qui faisaient voler nos cheveux, nous avons assister au spectacle inattendu qui s’offrait à nous. Rapidement, plusieurs dizaines de voitures se sont garés sur l’accotement et sont sortie pour assister à ce spectacle: surprise et inespéré. C’était sublime, merveilleux… Le temps s’est arrêté, et les feux brillaient dans nos yeux, simplement! Chaque explosion, atteignait directement le cœur. On souriait béatement, porté par cette impression d’exister.

    C’est ça le bonheur! C’est tellement juste ça! C’est un peu, aussi, le souvenir de l’évènement qui se grave un chemin en nous. ineffaçable.

    L’amour de la vie… Tellement peu de gens y goutent à celui-ci… hélas.

    Faut aller prendre un café!! Pour la suite du monde…🙂

  23. Rob

    Petite réflexion qui me passe par la tête… et commentaire sur un commentaire:

    Tu me parles des couples artificiels, … pourquoi?
    On les avait mis à la poubelle, non?

    95% des couples sont artificiels, je le sais, mais on peut être en couple et s’aimer, ça existe.

    Je vous en parle parce que votre définition: »“Le bonheur est impossible sans une relation affectueuse satisfaisante; contact physique agréable quotidien, et, se sentir apprécié, valorisé.” ne peut référer qu’à cela!

    Je suis d’accord avec votre 95%, d’ailleurs, la plupart des couples que je connais, à quelques exceptions près, seraient tellement plus heureux s’ils n’étaient pas en couple!

    D’ailleurs, si les gens ne formaient pas pour la plus part des couples formatés, beaucoup d’humoristes feraient faillite, habitués qu’ils sont à devenir millionnaire en radotant les mêmes trucs idiots : Moi ma blonde est…. pis les filles sont toutes comme cela…. bla bla bla! Conséquence direct de ça! De mon point de vue d’observatrice, les gens ensemble pour les bonnes raisons (ceux qui regardent dans la même direction comme l’a fait remarquer Le D.) ne vivent jamais dans ce monde de clichés!

    Autre chose, si vous connaissiez le pourcentage (hallucinant)de gens de 50 ans qui prennent des antidépresseurs (passé l’effet de surprise) vous comprendriez peut être d’où vient ce sourire artificiel, symbole d’une vie passé dans le vide du quotidien, d’une vie à nier la magie qui les entourent, et a avoir tenté de vivre en couple par simple compromis, comme on tente de nous l’apprendre dès notre plus jeune âge. L’amour ne doit pas être un compromis.

    Sinon, lisez attentivement (et plusieurs fois), ce commentaire merveilleux du D. Tout y est! D’ailleurs, il n’y a à mon avis plus rien à ajouter après une telle illustration!!!!
    🙂

  24. Je vais commencer par la fin. Quand je parle de couple, je parle de tout sauf du couple classique. Nous sommes tous d’accord avec cela.

    Dans un bureau, une nouvelle employée, … dès les premières journées, sans s’en rendre compte, elle apprends tout d’une même personne, tout coule doucement, agréablement, … quand ce n’est pas elle qui le suit, c’est lui qui la cherche, … les lapsus d’intérêts ne cessent de surgir, sans aucun contrôle, il échappe quelque chose, elle saisit l’objet avant qu’il n’atteigne le sol, … il lui dit: « Je vais aller dans le bureau pour quelques minutes, si tu as besoin de moi, appelles-moi. » Elle lui dépond: « Je vais crier ton nom! » … Ils doivent signer une lettre de fête, elle lui dit: « Écris ton nom et le mien ensemble », … un matin une pétale de son bijou en forme de marguerite tombe, elle lui demande de l’aider à le recoller, … à un moment donné, ils font un travail ensemble, et tous les mots qu’ils utilisent ont un double sens signififant l’intérêt qu’ils ont l’un pour l’autre, … à chaque samedi, le midi, ils goûtent une nouvelle sorte de biscuits au chocolat, … et un samedi, il lui demande: « Comment tu le trouves celui-là? » Elle lui répond: « On l’adopte. » … et la dernière journée qu’ils travaillent ensemble, car elle doit changer de département, … elle trouve un élastique rond, … elle lui dit: « Tiens, ça ressemble à une bague », … elle le met dans son doigt, le bon, et ensuite, elle lui donne, et il le met lui-aussi dans son doigt, le bon.

    La veille, la secrétaire leur a dit: « Hey! … le petit couple en arrière, … on a besoin de vous …  »

    Ça c’est « un couple » … qui s’est formé naturellement, … deux personnes réunies par un intérêt viscéral cummun.

  25. Le texte de D est extrêmement intéressant et nuancé, j’aime beaucoup.


    La seule chose, au sujet de l’adage populaire – regarder dans la même direction – ça m’accroche pas du tout.

    Comment apprécier une personne qu’on aime et qui est avec nous, en regardant les montagnes.

    Notre regard révèle notre intérêt, … on regarde ce qui nous intéresse.

    C’est elle qui m’intéresse et j’aime la regarder.

    Ça veut pas dire qu’on peut pas se promener et admirer quelque chose au loin, ensemble. Mais la photo du couple qui regarde je sais pas trop quoi, au loin, dans le vide, je l’ai trop vue, et elle ressemble justement à tous ces couples dans la cinquantaine et plus. 🙂 … qui ne se regardent plus.

  26. Rob

    Souhaitez-moi une chose!

    Ne rien vivre d’aussi quétaine que ce scénario d’un autre siècle que vous me proposez!

    Je suis parfaitement heureuse en 2008!

  27. @ Rob

    Il ne faut pas oublier que cette expression est un symbole pour illustrer, de manière subtile, qu’il y a un désir commun d’être côte-à-côte pour un voyage commun. À ce même niveau, on peut être face à qqn, le regarder intensément, mais puisqu’il/elle nous fait face, ça peut indiquer aussi qu’il/elle va dans la direction contraire…
    Regarder ce qui nous entoure et de s’émerveiller ensemble est une de ces choses qui témoignent d’un bonheur partagé, complice.

  28. 🙂

  29. 1) Souhaitez-moi une chose; Ne rien vivre d’aussi quétaine que ce scénario d’un autre siècle que vous me proposez!

    2)Je suis parfaitement heureuse en 2008!

    3) Et si je vous disais que je ne croyais pas en l’Amour?

    Ce qui se concoit bien s’énonce clairement.🙂

  30. franchement c’est un site trés bien merci

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