Et si Kant avait tout faux? (Délire émotif assumé)

D’une certaine manière, nous sommes tous conditionnés par un environnement social, intellectuel, économique et culturel. Parfois, on s’en égare  par notre propre volonté de chercher une vérité ailleurs et on s’aventure vers des idées qui appartiennent à une autre époque, à un autre environnement, à différentes valeurs alors que souvent les valeurs varient et s’effritent. Si le geste est louable, je crois qu’il est possible de s’y perdre à l’occasion. Peut-on être consciemment obnubilé par une idée au point de devenir l’incarnation même de l’idée ou de la théorie?  Peut-on oublier, s’oublier soi-même, dans des conventions théoriques abstraites, qui en plus de nous faire vivre dans un monde hors réel, hors de la réalité des hommes, peut nous rendre délibérément malheureux?  Peut-on gérer des relations humaines d’un point de vu uniquement théorique et moral? Dans un tel cas, le risque n’est-il pas de se perdre dans des raisonnements logiques en faisant fi de tout ressenti, de toute envolée émotive?

Doit-on conserver des amis uniquement par devoir moral (et rationnel) (qu’il soit de moral ou de vertu?) Est-il possible qu’un être humain puisse en arriver à ne ressentir aucun désir, de n’avoir aucune envie, et de ne rêver qu’à un accomplissement moral? Kant dit que « c’est pourquoi l’amitié ne peut donc pas être une union visant à des avantages réciproques, mais elle doit être purement moral, c’est-à-dire être assistance qui ne doit pas être considérée comme le but et le principe de détermination de l’amitié, mais seulement comme le témoignage extérieur de la bienveillance intérieure et cordiale supposée chez l’autre. »  L’idée n’est pas tant de voir l’obligation comme un devoir non volontaire, mais de considérer le devoir comme une contrainte personnelle, volontaire, visant la vertu et non la morale…

En même temps, Kant se livre à une dualité constante entre le désir des hommes (bestiale) et celui de la conscience humaine (la raison). « le désir est l’intérêt pratique en tant que détermination de la faculté de désirer. » Il est troublant de constater l’absence idéologique qui pourrait appartenir aux besoins intrinsèques de l’humain, comme si tout devait avoir été préprogrammé et que les sensations ne pouvaient être ressenties que si elles avaient été préalablement choisies et assumées. Mais « l’action n’a de valeur que si elle est accomplie par devoir et non pas seulement conformément au devoir ». En somme, la spontanéité serait malsaine parce que pouvant nuire au devoir? Dans ce cas, il faudrait impérativement mériter l’amitié qui nous est accordée en se faisant un devoir de réciprocité? En autre cas, cette absence d’obligation pourrait être considérée comme un affront à l’ascétisme moral, qui « ne vise pas la vertu mais une expiation fanatique qui consiste à se punir soi-même et à vouloir racheter ses fautes au lieu de les regretter moralement, c’est-à-dire en recherchant l’amélioration ».

Ainsi, le désir non réciproque pourrait être vu comme étant une faute morale (ou une entrave au devoir) … Jusqu’où, cette faute (non prémédité) pourrait se restreindre au concept de finalité (de FIN) tel qu’énoncé par le philosophe? « une fin est un objet qui doit précéder la détermination de la volonté par une règle pratique et contenir le fondement de la possibilité d’une telle détermination »…

Alors que trop souvent le fanatisme mène à la folie, il est étrange de voir quel sens Kant octroie à la folie… « C’est la vanité dans l’usage de moyens pour quelque chose, qui, sous un certain rapport, n’a même pas la valeur d’être une fin. » Curieux paradoxe tout de même…

Et si Kant était dans l’erreur?

Et pourquoi ais-je des amis si kantiennement compliqués!

Il semble que mon âme d’artiste passionnée et impulsive ne soit pas en mesure de saisir les biens fondés de la recherche de la raison pure! Ironiquement le philosophe est fondateur de l’école idéaliste, alors que dans les faits, je suis une très grande idéaliste! Nous avons au moins cette utopie commune!!

« La passion amoureuse ou un haut degré d’ambition ont changé des gens raisonnables en fous qui déraisonnent »

« Le contraire de la vérité est la fausseté : quand elle est tenue pour vérité, elle se nomme erreur »

« Le ridicule est qu’on cultive l’apparence à l’encontre d’autrui jusqu’à s’imaginer qu’elle est vérité… »

« Si l’émotion est une ivresse, la passion est une maladie qui résiste à tous les moyens thérapeutiques… c’est un enchantement qui exclut l’amélioration morale. »

Sans rancune la folie…

MFL

(Emmanuel Kant (1724-1804). Philosophe allemand. Sa philosophie centrée sur la raison et la faculté de connaître a influencé la pensée occidentale (Critique de la raison pure, 1781)

FIN.

~ par MFL sur 5 août 2008.

27 Réponses to “Et si Kant avait tout faux? (Délire émotif assumé)”

  1. Très intéressant ton billet!

    Ceci dit je vais devoir le relire de nouveau car, étant plus porté vers l’oral que vers l’écrit, ça fait beaucoup de mots et de questionnements pour ma petite tête…🙂

    Ceci dit j’aime bien les billets qui portent à réflexion…😉

    A+

  2. Le célibataire frustré

    Merci!

    Mais il ne faut pas chercher trop loin non plus! Comme le titre l’indique, c’était clairement un délire émotif spontané! (et assumé!)

    Je doute qu’il y ai beaucoup de fondement philosophique! Mes amis Kantiens sauront me ramener sur terre héhé!
    🙂

  3. Rien de mieux que l’inspiration instantanée, les instincts et l’improvisation pour aller au fond des choses de la vie. Évidemment, l’histoire nous a donné (et nous donne encore) de merveilleux philosophes qui nous aident à mieux comprendre, ne serait-ce que nous présenter des mots qui nous rejoignent complètement. J’aime beaucoup Emmanuel Mounier et Erich Fromm, plus contemporains, qui parviennent à harmoniser la quête humaine et la modernité du 20ème siècle…

  4. Lutopium

    Je ne sais pas si je suis allé au fond des choses, mais une chose est certaine, ça m’a fait un bien fou!!!! En effet, la philosophie est une porte ouverte sur la compréhension du monde, mais elle laisse plus de questions que de réponses! J’imagine que c’est plus merveilleux ainsi… La magie du mystère résiste au temps et on se tourmente à coups de questionnements existentiels!🙂

  5. « la philosophie est une porte ouverte sur la compréhension du monde »
    en voilà une citation à méditer…
    je n’ai rien contre la philo moi mais j’ai toujours pensé que tout être apte à acheminer un raisonnement (non sophistique)a droit à sa propre philosophie… de ce fait, qu’elle soit adoptée ou non ne lui enlève rien de sa valeur…
    et pour ne pas débiter plus longtemps moi je pense que la philo est plutôt une porte ouverte sur la compréhension des autres! et je ne dis pas l’autre pour justement accorder à chacun la liberté de philosopher à sa guise🙂
    Kant n’a certainement pas tout faux… il n’est pas tout à fait dans le vrai non plus à mon sens..

  6. Je suis pas mal en accord en fait! Une porte n’est jamais rien d’autre qu’une ouverture possible, mais ce n’est jamais une obligation! Les possibles sont multiples et exponentiels, tout comme les questionnements. Je crois que de savoir écouter son cœur d’enfant est encore le chemin de plus merveilleux qu’il puisse exister! Personnellement je serais comblé si mes amis étaient moins viscéralement Kantiens! Mais je suis terrible, je les aime quand même!🙂

    Il y a la théorie mais il y a avant tout la vie et les désirs!

    Lutopium m’a parlé de Emmanuel Mounier, un philosophe français qui semble aller plus dans ce sens là, je crois que je vais aller fouiner un peu de ce côté là!

    Pourquoi tous les philosophes se nomment Emmanuel… (je me comprends!!)

  7. Les grands auteurs philosophiques ne doivent pas servir de prétexte à une imprégnation doctrinale. Il est plus judicieux de les situer dans leur contexte historique et de s’inspirer de ces écrits pour mieux articuler sa propre pensée, sans jamais mettre en veilleuse son sens critique.

    « de ce fait, qu’elle soit adoptée ou non ne lui enlève rien de sa valeur… »

    Belle réflexion Waaayli!

  8. Anarcho

    C’est exactement ce que je dis dans mon essai!
    On s’oublie soi-même à essayer de devenir la représentation d’une idée, et cela peu importe l’idée! On risque de nier nos désirs et nos envies propres et de passer à côté de sa propre vie!

  9. Voilà!

  10. super! vous adherez à ma philosophie! suis vachement sophiste :))

    quoi? on rigole pas quand les grands parlent?
    ça va être dure! :))

  11. Waaayli, tu es loin d’être sophiste en adhérant à cette philosophie.

    « quoi? on rigole pas quand les grands parlent?
    ça va être dure! :)) »

    Au contraire, plus ils sont grands, plus on rigole!

  12. MFL tu es en pente alors tu  » kant  » .. Quant à moi je fais quoi et j’écris quoi!
    Je ne le sais plus.

  13. « C’est exactement ce que je dis dans mon essai! On s’oublie soi-même à essayer de devenir la représentation d’une idée, et cela peu importe l’idée! On risque de nier nos désirs et nos envies propres et de passer à côté de sa propre vie! » – MFL


    Je pense que beaucoup de gens se perdent, – parmi ceux qui pensent – en lisant les philosophes. Il faut parfois, je crois, revenir soi-même aux questions existentielles, retourner aux sources.


    Le but de la vie, c’est de vivre; répandre nos gênes, en ayant le plus de plaisir possible, … :)) … en étant le plus heureux possible.


    Quand est-ce qu’on est heureux ?

    On est heureux quand on est avec une personne qu’on aime et qui nous aime, … et aussi quand on est parmi un groupe d’amis sincères, qu’on a du plaisir, et qu’on se sent apprécié – l’homme est un animal social – . Quand une femme a un ou des enfants et qu’elle s’en occupe, et qu’elle a du plaisir avec eux, maternage agréable chaleureux et gratifiant (je m’excuse de cet ajout tabou pour plusieurs en 2008, faut pas le dire qu’il y a des femmes qui aiment vraiment leurs enfants, qui ont plus de plaisir à materner que d’être esclave au travail, quand on sait que le travail gratifiant et épanouissant est très très rare.), etc…

    Je pense que c’est ce qui est le plus important. Ensuite tout le reste se greffe; ipod, politique, projets terrestres, activités sublimés de toutes sortes, passions sportives ou artistiques*.

    Faut être heureux d’abord, plutôt que de s’embarquer dans toutes sortes de projets en espérant être un jour heureux.


    *: La musique d’après moi, surtout depuis quelques 10 ans peut-être, ne fait qu’exprimer le mal d’être, la misère du désir; femmes et hommes seuls, la haine (résultat du manque d’amour et d’affection. V. Maternage déficiant ou inexistant), la rancune, la tristesse etc … solitude du coeur.

    PS: Je suis tombé sur ce blog par hasard, … intéressant. 🙂

    J’ai particulièrement aimé « Hommage aux penseurs insoumis »

  14. @ Rob

    Merci et bienvenu ici!!!

    Je suis en partie totalement d’accord avec votre commentaire!

    Souvent c’est tellement plus simple de se complaire dans ses malheurs que d’essayer de s’en sortir et de chercher à être heureux!

    « je m’excuse de cet ajout tabou pour plusieurs en 2008, faut pas le dire qu’il y a des femmes qui aiment vraiment leurs enfants, qui ont plus de plaisir à materner que d’être esclave au travail... »

    En fait ce qui est tabou c’est de dire (ou l’erreur est de ne pas avoir dit): Il y a des femmes ET DES HOMMES qui aiment leurs enfants (ici je ne crois pas que les gens qui travaillent aiment moins leurs enfants!) qui ont plus de plaisir à materner que d’être esclave au travail.

    L’important est que chaque être humain ai librement le choix de faire le choix du bonheur et de l’épanouissement, que ce soit au travail, avec ses enfants, ou en créant un équilibre entre les deux.

    Au plaisir!

  15. « Il y a des femmes ET DES HOMMES qui aiment leurs enfants (ici je ne crois pas que les gens qui travaillent aiment moins leurs enfants!) qui ont plus de plaisir à materner que d’être esclave au travail. »

    1) J’espère que tu parles de « paterner » et non pas « materner » concernant les hommes
    2) Malheureusement, trop de parents dumpent leurs enfants dans les CPE criminelles et préfèrent travailler pour accroître leur standing matériel et financier. Évidemment, on peut très bien travailler et aimer ses enfants (en encore plus si un substitut maternel est disponible), mais il y a une limite, surtout avec les bébés.

  16. Materner ou paterner comme tu veux, ça ne change rien en fait!

    Malheureusement, trop de parents dumpent leurs enfants dans les CPE criminelles et préfèrent travailler pour accroître leur standing matériel et financier

    Non, pas pour cette raison, mais bien parce qu’il est impossible souvent pour eux de faire autrement!

    Substitue maternel!!

    Merde D à quel siècle que tu vis?????

  17. « Materner ou paterner comme tu veux, ça ne change rien en fait! »

    Je regrette mais les deux ne sont pas la même chose. Ce ne sont pas aux hommes d’agir en nourrice avec les bébés, sauf cas de force majeure (ex: père monoparental ou à la maison)

    « Non, pas pour cette raison, mais bien parce qu’il est impossible souvent pour eux de faire autrement! »

    Plusieurs familles de la classe moyenne et supérieure sont passées devant des familles pauvres dans la liste d’attente alors que ces familles non-pauvres auraient eu le choix de faire autrement.

    Est-ce que les CPE sont dans l’intérêt des bébés?

  18. Anarcho

    Le rôle des femmes est de rester à la maison!

    Bonjour la propagande aliénante! On a du travail à faire pour faire avancer les idées!

    Une chose est certaine, tu ne trouveras jamais de filles intelligentes qui voudront avoir des enfants avec toi si tu persistes dans une idéologie catholique de cerveaux lavés par tant d’années de soumission!

    Moi qui te croyais évolué, je suis déçu!

  19. Va falloir y revenir!

  20. Je savais très bien (c’est pour cela que je l’ai mis entre parenthèse) que le – maternage – susciterait fort possiblement un débat.

    : ))))

    Pour vous dire le fond de ma pensée, mon point de vue personnel, …

    Beaucoup de femmes sont COMPLÈTEMENT déconnectées d’elles-mêmes au point de vue de leur nature. Le « travail », abrutissant par surcroît la plupart du temps, les déconnecte totalement d’elles-mêmes. Souvent, elles se retrouvent sur le marché du travail à « materner des employés » 🙂

    J’irais jusqu’à dire qu’une femme sans enfant, à 50 ans, on peut lire dans son visage, l’aigreur dû à un vie ratée, comme femme.

    Qu’est-ce qu’elle a fait d’autres dans la vie, de mieux que d’avoir un enfant, … l’aimer, et être heureuse de le voir grandir, s’épanouir?


    Elle a eu une carrière? Pffff …. : )))

    Laissez-moi rire (excusez), … y a rien de plus Turn-Off pour un homme qu’une femme de carrière, … ce sont les femmes les plus usées, les plus maganées, les plus froides, … les pires, on peut les voir en politique, regardez leur visage. Elle vieillissent TRÈS mal, comme les hommes vous me direz, mais c’est pire enore pour une femme.

    Par contre, un femme qui a eu des enfants, ET qui a eu la chance de s’en occuper* (homme qui la supporte?), et bien, elle est plus détendue, plus heureuse, on sent chez elle, le petit sourire intérieur, elle a fait ce qu’elle avait à faire, … moins de rides, même si elle a travaillé beaucoup pour ses rejetons, … moins d’aigreur, elle est plus patiente, plus belle. Tout court.

    Et plus. Elle plaît encore, parce qu’elle est restée jeune, et chaude du coeur.


    PD: Les femmes avec enfants, mais flippées, c’est à dire incapables de vivre leur féminité, sont comme celles sans enfants, aigries. L’aigreur dans le visage. Ça pris du temps avant de comprendre que les femmes de carrière sans enfants ont cheminé dans un cul de sac toute leur vie. On peut faire semblant longtemps, on est bon acteur, mais vers 50 ans, ça passe au travers du « faire semblant ». Madonna et autres. : )

    Idéalement, la femme va un peu sur le marché du travail, … arrête pour s’occuper de ses enfants, et retourne comme ça lui plaît, … travailler, ou mieux, participer à une activité rénumérée qu’elle aime.

    À vous. 🙂

    Penseur insoumis. 🙂


    *: On suppose qu’elle a eu ses enfants avec un homme qui l’aime « vraiment ». C’est rare mais ça existe.

  21. « Le rôle des femmes est de rester à la maison! »


    Beaucoup de femmes ont été convaincues par leur propre mère que « le rôle de la femme n’est pas de rester à la maison. »

    Parce que.

    Parce que pendant des années, les femmes étaient à la maison, s’occupaient des enfants, et le mari travaillait. Et après quelques années, il la laissait, et elle se retrouvait à 50 ans, sans le sous. Entre autres.

    Mais il y a les petits détails auquels personnes ne pense.

    Saviez-vous que la plupart du temps, ces femmes choisissaient mal leur conjoint (comme encore plusieurs aujourd’hui), … alors la vie est longue dans ce temps-là, et on veut sortir.

    Pour le mari c’était plus facile, en travaillant, de rencontrer d’autres femmes, et de s’amuser avec elles (!). 🙂

    Mais dans l’ensemble, vous remarquerez qu’en 2008, les femmes sont souvent MONOPARENTALES, ou bien, elle travaillent et EN PLUS, s’occupent des enfants. Double tâche.

    C’est la raison pour laquelle (Rf. Anarcho-pragmatiste), les femmes essaient, autant qu’elle le peuvent, de « TRANSFORMER LES HOMMES EN NOURRICES ».

    : ))))

    Et le pire c’est que ça marche presque, sauf que.

    Après, … elles lui reproche de ne pas être assez viril.

    Vous voyez le Tableau.

    L’idée c’était quoi au juste, au départ ??

    Ah oui, … l’égalité entre les hommes et les femmes.

    Hahaha ..

    (Excusez mon rire, mais quand on a tout compris ça, vaut mieux en rire.)

    Penseur libre, … insoumis. 🙂

  22. @Rob

    « Beaucoup de femmes sont COMPLÈTEMENT déconnectées d’elles-mêmes au point de vue de leur nature. Le “travail”, abrutissant par surcroît la plupart du temps, les déconnecte totalement d’elles-mêmes. Souvent, elles se retrouvent sur le marché du travail à “materner des employés” »

    Idem pour les hommes!

    « J’irais jusqu’à dire qu’une femme sans enfant, à 50 ans, on peut lire dans son visage, l’aigreur dû à un vie ratée, comme femme.

    Qu’est-ce qu’elle a fait d’autres dans la vie, de mieux que d’avoir un enfant, … l’aimer, et être heureuse de le voir grandir, s’épanouir? »

    Si des femmes ne veulent pas avoir d’enfants, ça ne regarde qu’elles et pas vous. Je regrette, des femmes épanouies qui n’ont pas eu d’enfants, il y en a plein. Mieux vaut ça que d’être une mauvaise mère!

    « elle a fait ce qu’elle avait à faire »

    On croirait entendre de la propagande catho-fasciste ici. Je suppose que ce que les hommes doivent faire, c’est d’être un pourvoyeur pour les femmes. Je ne veux rien savoir de ce modèle partriaco-catho-étatiste dépassé.

    « Laissez-moi rire (excusez), … y a rien de plus Turn-Off pour un homme qu’une femme de carrière »

    Ça dépend de quelle type de carrière. Du travail de bureau routinier de 9 à 5, je peux comprendre mais elles ne sont pas toutes comme ça. Il y a des carrières (en particulier chez les artistes et celle qui ne sont pas scientifiques ni femmes d’affaires) qui sont passionnantes et qui m’attirent beaucoup chez une femme. Beaucoup mieux que la femme à la maison qui se fait vivre!

    « Idéalement, la femme va un peu sur le marché du travail, … arrête pour s’occuper de ses enfants, et retourne comme ça lui plaît, … travailler, ou mieux, participer à une activité rénumérée qu’elle aime. »

    Idem chez les hommes!

    « Mais dans l’ensemble, vous remarquerez qu’en 2008, les femmes sont souvent MONOPARENTALES, ou bien, elle travaillent et EN PLUS, s’occupent des enfants. Double tâche. »

    Souvent causé par l’irresponsabilité des pères! Blâmer uniquement les femmes pour ça, c’est de passer à côté du véritable débat.

    « C’est la raison pour laquelle (Rf. Anarcho-pragmatiste), les femmes essaient, autant qu’elle le peuvent, de “TRANSFORMER LES HOMMES EN NOURRICES”.

    : ))))

    Et le pire c’est que ça marche presque, sauf que.

    Après, … elles lui reproche de ne pas être assez viril. »

    Ça dépend des circonstances. Si une femme gagne beaucoup d’argent, pourquoi ne jouerait-elle pas le rôle de pourvoyeur dans une famille? Je n’ai aucun problème. Mais c’est vrai qu’en général, les femmes sont plus compétentes pour assurer le rôle de nourrice.

    Aussi, les hommes peuvent REFUSER de jouer le rôle de la nourrice. Mais personnellement, je n’y vois pas de problème.

  23. Merci pour les nuances, Anarcho-pragmatiste,🙂

    Parfois j’oublie, je l’avoue, qu’on est hommes et femmes dans le même bateau, d’une certaine manière, et qu’on aurait tous intérêt à « s’apprivoiser ».

    Je pense que « Le Petit Prince » n’a jamais été autant d’actualité.

  24. Rob

    Bien dit!

    Mais l’important est surtout de savoir que les hommes et les femmes sont avant tout des être humains, qu’ils sont tous différents, qu’ils ont tous des désirs et des aspirations personnelles et qu’il faut surtout éviter de tenir de telles généralités!!!

    Si certaines femmes sont faites pour avoir des enfants, d’autres ne le sont pas du tout! Il en va de même pour les hommes!

    La seule chose qui compte vraiment est de laisser les gens décider de ce qui est le mieux pour eux (ce qui est susceptible de les rendre le plus heureux) et de respecter leurs décisions sans les juger!

    🙂

    Voilà l’enseignement qu’il faut retenir!🙂

  25. « Mais l’important est surtout de savoir que les hommes et les femmes sont avant tout des être humains, qu’ils sont tous différents, qu’ils ont tous des désirs et des aspirations personnelles et qu’il faut surtout éviter de tenir de telles généralités!!! »

    En effet, mais il est parfois difficile de concilier ces désirs et ces aspirations. D’où l’importance de prendre le temps de s’apprivoiser.

    « La seule chose qui compte vraiment est de laisser les gens décider de ce qui est le mieux pour eux (ce qui est susceptible de les rendre le plus heureux) et de respecter leurs décisions sans les juger! »

    Bravo! C’est presque anarchiste ça!😉

    Merci Rob! C’est tellement important de prendre le temps de s’apprivoiser et de cultiver ses relations. Ça peut tellement rapporter à long terme!

  26. J’aime beaucoup votre réflexion, étant moi-même fervent critique des idéaux qui détournent les gens des réalités terrestres et de la vie… qui nuisent pleinement à la jouissance de sa vie.

    Je suis un idéaliste anti-idéaliste… Je passe mon temps à me combatte moi-même. Décidément, on n’en sortira jamais…

    Vous dites que Kant est fondateur de l’école idéaliste, je vois plutôt l’idéalisme remonter à Platon, l’inventeur de l’Idée, celui qui a détourné les valeurs grecques et inventé le christianisme avant son temps. Ce lunatique ayant vécu au bord de ses idées toute sa vie et ayant entraîné dans son sillon tant de générations jusqu’à nous, incluant nous…

  27. Pas con l’idée de remonter à Platon. Il a un bon point.

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