Une plume dans le vent…

On sait peu de choses, souvent on se dit qu’on ne sait rien finalement! On trouve toujours quelqu’un qui écrit mieux que nous, qui a tellement plus intelligent à dire, qui sait mieux le dire… Au final on se demande pourquoi on continu à perdre des heures et ses heures à envoyer dans le néant de l’indifférence des mots, des idées des concepts flous et indéterminés qui se retrouvent également énoncés et analysés par des auteurs qui ont un réel talent. Pourquoi? En vérité je l’ignore. Je me bute aux longs silences, aux vides, aux blancs qui se répercutent en échos, souvent lu par personne. Plus on cherche à comprendre et plus l’angoisse nous tenaille par l’intérieur et plus on ressent cette rage de crier nos mots invisibles, en petits caractères sur un clavier anonyme. On cherche et recherche, on se trompe, on déni, on raconte n’importe quoi. Le besoin est viscéral, intrinsèque, il va au delà de la connerie humaine, on s’octroie une importance qui n’existe pas. Ce besoin est mystérieux, il valse avec le temps il tente de déjouer le vide qui nous habite. On est faible face à cette folie. On écrit, et on publie. On attend quoi? je ne sais pas, peut être que finalement on attend peut être simplement un signe de la vie… Comme si à chaque fois on lançait une bouteille à la mer. Puis un jour, on espère faire mieux, écrire comme ceux qu’on li avec tellement de bonheur, car ceux-là savent jouer avec les mots comme avec la musique, parce que la mélodie de leurs idées nous donne à réfléchir, à sourire, à découvrir… Et il y a ceux qui n’écrivent plus, comme ils nous manquent, comme si on les arrachaient à nous. Un manque de mots comme une douleur dans la poitrine. En attendant on persiste à faire ce qu’on fait de mieux: Notre mieux. Et on attend des mots et des amours qui volent au vent.

Sans rancune

MFL

~ par MFL sur 11 avril 2008.

14 Réponses to “Une plume dans le vent…”

  1. J’ai souvent cette idée d’arrêter subitement mon blog. Parfois, j’aime ce que j’écris. Souvent je m’ennuie à me relire. Ces thèmes récurrents, cette plaie qui ne se referme pas. Jamais. Et puis au final, au delà de vouloir séduire un auditoire, on le fait pour nous. Ça nous apaise.

    Voilà pourquoi il est mieux d’être intègre et tant mieux si les gens savent prendre leur place à travers nos mots.

    xxx

  2. @Charlotte Russe chez Mononc et Matante…

    Le désir des mots et cette curieuse impression que rien n’arrive jamais pour rien font en sorte que je signe et que je persiste. Et si mon destin en était changé à jamais… Là je me raconte des histoires et j’y crois!

  3. Je me sens un peu comme ça aussi… Mais tu l’écris tellement mieux que moi😉

    Souvent, tu écris de très beaux textes sur des sujets qui me touchent de beaucoup. Et souvent, c’est si beau que je lis en silence et mon passage reste invisible… car je ne voyais rien de plus à ajouter…

    Juste pour te dire que si tu décidais de disparaître de la blogosphère, j’en serais bien triste.

  4. @Noisette!

    Wow! Merci! Comme un rayon de soleil dans la morosité de ce samedi tout gris.

  5. Bon, on va régler nos comptes là. Votre plume est délicieuse. Mais vous ne pouvez pas savoir. Parce c’est l’urgence des mots, la force des émotions, comme le vent finira toujours par être frustré de faire aussi peu de dégats, l’écriture est pareil, pareil à la force de la mer qui malgré tout ne peut que lécher des plages. Mais pour les autres, pour ceux qui ont une urgence de lire, s’asseoir sur votre plage, regarder les vagues en se fourrant le nez au vent, c’est là des vacances.

  6. @alcolo

    Si on est pour régler nos comptes, je dois vous dire que quand je parle de ceux qui savent tellement mieux faire danser les mots que moi, et bien vous êtes de ceux-là! C’est très sincère en plus! Mais je ne peux que vous remercier pour vos beaux mots qui m’ont réellement touchés ici!

  7. Moi je n’ai à rien à dire, je ne sais pas écrire, d’ailleurs, du coup, je ne laisse pas de commentaires, trop honteuse de mes sales petites phrases bancales… Mais toi, tes mots me touchent, ils sont toujours neufs et toujours beaux, ondulants, ils créent une bulle le temps d’une lecture et je me perds et me retrouve dedans, rêveuse… Alors continue d’écrire, continue à lancer tes messages sur la mer du web, quelque part des naufragés les lisent.

  8. @V.

    Ça dit que ça ne sait point écrire… et un jour ça vous laisse un commentaire merveilleux plein de lumière, de quoi vous faire passer une journée fantastique! Je ne peux que vous en remercier! À vous, ainsi qu’à tous ces lecteurs de l’ombre qui font en sorte que je ne pourrai jamais cesser de balancer mes mots à la face du monde! Merci et au plaisir…

  9. Bonjour. Je me sens comme le petit garçon caché dans les buissons qui épie les grands. Une référence passée de Patrick Lagacé m’avait déjà conduit à l’Ivrogne, qui lui me guide vers vous aujourd’hui. C’est comme ça que je me rends compte qu’il y a beaucoup de gens qui savent écrire, mais dont on ne sait rien. Faute d’envie, faute de moyen, faute de sujet, faute d’éditeur ? Pas de talent en tout cas.

  10. @Michel

    Et bien que dire de plus que bienvenu dans mon univers étrange! J’espère bien vous y recroiser à l’occasion. D’ici là, merci beaucoup pour les bons mots, et au plaisir… Vous verrai parfois le soleil brille même ici.

    Ah oui, vous me donnez beaucoup à réfléchir…😉

  11. […] Celui qui m’a abandonné, appartient à la catégorie de mes amitiés virtuelles. J’ai dis « ici » que l’on sous-estimait souvent l’importance que ces amitiés virtuelles avaient dans nos vie, […]

  12. […] printanière puis ensuite je retourne dans le silence rassurants des non-dits (promis). Je disais, ici, que parfois les mots nous manquent, les nôtres mais ceux des autres également. Alors […]

  13. […] cérébrale de deux êtres. Bahhhh peut-être pas, non, mais c’est fascinant comment ma cousine et moi écrivons d’emblée des choses TERRIBLES […]

  14. Pourquoi ne pas se contenter de l’avoir pensé? Pourquoi cette envie irrésistible de laisser une trace visible de nos pensées? Une preuve peut-être? Preuve de l’existence de notre pensée? De son originalité? On n’écrirait pas si on savait que 14 personnes ont déjà rédigé ce même texte. Une démonstration de nos habiletés? Un cri de désespoir particulier puisqu’on ne saura jamais (ok…rarement) s’il a été lu. Une tentative d’impressionner le voisin, tel un paon? Piètre consolation: dans 1,000 ans un archéologue menant une fouille sur les origines du blogue me lira par hasard.

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