Message de Pauline Marois…

Décidément le débat sur le bilinguisme a repris la tête de toute les tribunes!! Vous pouvez lire à ce sujet, les blogs de François Parenteau

http://www.voir.ca/blogs/franois_parenteau/default.aspx

et de Renart L’Éveillé.

http://renartleveille.wordpress.com/2008/02/12/vive-larrogance/

Pour faire suite à ceci, je viens à l’instant même de recevoir ce message de Pauline Marois dans ma boîte de courriel ! (Oh les joies d’être membre du P.Q!!!) On peut y voir une tentative ultime de se sortir du trou dans lequel elle s’est jetée par elle-même!!

Je vous le mets ici en intégral!! Qu’en pensez-vous????

Bilinguisme : mise au point

Bonjour,

Avant que des propos plus excessifs ou plus incohérents soient encore dits ou écrits, j’aimerais remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne mes propos sur l’apprentissage intensif de l’anglais. Car loin de moi l’idée de faire du Québec un État bilingue!

Il faut faire la différence entre le bilinguisme d’une personne et celui d’une société et de ses institutions. Je suis et serai toujours farouchement pour que l’on vive et travaille en français au Québec.

J’assiste à une levée de boucliers de personnes qui confondent les chances égales aux luttes que nous avons dû mener, et que nous devons continuer de mener, pour protéger notre existence comme francophones au coeur de l’Amérique. Il y a confusion des genres.

Le Québec doit renforcer les critères d’application de la Loi 101, intensifier la protection de notre langue, garantir sa visibilité, s’assurer d’un meilleur apprentissage du français tant pour ceux qui arrivent ici que pour nos propres enfants. C’est un projet de loi qui va exactement dans ce sens que j’ai déposé à l’Assemblée nationale. Car là est notre premier défi. Et notre vraie lutte!

En fait, qu’ai-je dit en parlant de l’apprentissage intensif de l’anglais? Deux choses.

D’abord, et on semble l’oublier, que nos enfants parlent, écrivent et lisent leur langue maternelle avec plus de rigueur.

Comment? En faisant en sorte que de la première à la quatrième année, ce soit le français qu’ils apprennent, et le français seulement, pour que, avant de savoir les mots d’une autre langue, ils soient capables d’écrire, de lire, d’épeler la leur.

Voilà ce que j’ai d’abord dit.

J’ai aussi dit que, dans l’époque où nous vivons, dans la réalité dans laquelle nous plonge la mondialisation, je souhaitais que le monde s’ouvre à tous les enfants du Québec et qu’il n’y ait pas de limites à leurs aspirations. La méconnaissance d’une langue est souvent une barrière importante. C’est pourquoi j’ai proposé qu’à compter de la cinquième ou la sixième année, tous les enfants aient la possibilité d’apprendre de manière intensive l’anglais. Pas seulement une certaine élite, pas seulement ceux qui vivent dans les milieux urbains, tous les enfants du Québec. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes à un clic de souris du monde et que nous devons inscrire la réussite de nos enfants et celle de notre société dans cette réalité. Et je ne propose pas de modèle uniforme.

Actuellement, dans de nombreuses écoles à travers le Québec, de telles initiatives existent et souvent depuis longtemps. La plupart du temps d’ailleurs à la demande des parents. Comment cela se passe-t-il?

Très souvent, dans certains cas, dès la quatrième année, les enfants étudient toutes les matières de leur programme scolaire au cours du premier semestre. Au deuxième semestre, ils se livrent uniquement à des activités d’apprentissage en anglais.

Dans d’autres cas, l’apprentissage des matières du programme scolaire se fait le matin et l’anglais intensif l’après-midi. L’exemple des cours d’histoire était-il un bon exemple? Pas du tout! J’en conviens. Il est vrai que, pour que les matières essentielles soient bien assimilées, elles doivent être bien comprises.

Mais sur le fond des choses, la réalité reste la même.

Au Lac-Saint-Jean, à la commission scolaire du même nom, le programme d’anglais intensif existe depuis 13 ans. Aujourd’hui, 17 des 21 écoles primaires y participent. Dans la majorité des écoles, le programme est ouvert en sixième année. Quelques écoles le donnent en cinquième année. La région du Lac-Saint-Jean est-elle devenue bilingue?

Est-ce que l’on peut réussir en ne parlant que français ? Bien sûr! Mais est-ce qu’on ajoute aux chances de nos enfants en leur offrant d’apprendre correctement une deuxième et une troisième langue? Certainement! Et c’est ce que je veux pour les enfants du Québec, pour qu’ils puissent aller aussi loin que leurs rêves les porteront.

Pauline Marois

Chef du Parti Québécois

Sans rancune

MFL

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~ par MFL sur 13 février 2008.

7 Réponses to “Message de Pauline Marois…”

  1. T’inquiètes pas, c’est la même lettre qui est parue dans les journaux aujourd’hui. Moi je l’ai lu dans Le Devoir.

    Et merci pour la plogue! 😉

  2. Je sais c’est le communiqué qu’à publié le P.Q aujourd’hui! Avec ma journée étrange, je n’avais pas encore eu le temps de consulter ce document!

    Par contre, j’ai bien aimé l’entrevue que V.L.B à accordé à Radio-can!!! Où il parle de « génocide tranquille » Ça reprend bien mon idée de ce matin!

  3. Ah! ok, j’avais l’impression, avec ton « sans rancune » que tu ne savais pas…

    “génocide tranquille”, ça fesse! en effet!

  4. je signe tous mes textes par « sans rancune » 😉

    Sans rancune!!

    Hé hé!!

  5. Bon, je suis trop nouveau ici… 🙂

  6. 🙂

  7. Es-tu toujours membre du PQ?

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