Fait d’HIVER et Borderline!

Merde qu’il faisait froid aujourd’hui! Hier aussi, je sais, mais par joie, je n’ai pas eu à sortir de mon nid hier!

Je suis allée au cinéma ce soir. Je ne sais pas pourquoi, mais il semble que la règle du « je respecte les autres » est de moins en moins, en moins, en moins respectée. Dans cette secte des égoïstes, pour ne pas faire de référence à Schmitt, les autres deviennent tellement invisibles qu’on ne les voit même plus!! Question : Pourquoi les gens qui arrivent en retard au cinéma veulent toujours être assis en arrière et surtout au centre???

Ils ne réalisent pas que déjà leur retard perturbe les gens qui ont déjà commencé à regarder le film? Mais non, eu ils s’en foutent! Ils dérangent une rangée au complet, demandent aux gens de se tasser d’une place! (parce que malgré l’obscurité, ils sont bien en mesure de voir, que si les 12 personnes de la rangée se lèvent pour les laisser passer et qu’ils changent tous de fauteuil, et bien ça va libérer une place et ainsi en créer 2 côtes à côtes!) En plus, c’est l’hiver, chacun tente de retrouver tous les éléments constituants leurs tenues d’hiver; manteau, foulards, bottes, mitaines!! « oups, elle est tombée par terre! » « Désolé, désolé, désolé, désolé, désolé… » Ça me tue!

En plus de déranger toute cette rangée, il va sans dire qu’ils gênent toutes les rangés qui se trouvent derrière et au moins celle qui se trouve devant!

Pendant ce temps, le film continue! J’imagine qu’il est inutile de rappeler aussi, que par respect pour le réalisateur ou la réalisatrice qui a considéré que chaque plan du film était essentiel à la totalité de son oeuvre, il s’agit encore une fois d’un signe de respect que de regarder le film dès le premier plan! Les premiers plans ou les premières scènes ne sont pas là par hasard! Ils forment un tout dans la diégèse du scénario!

Est-ce qu’il serait trop demander aux retardataires, qui déjà n’ont pas le civisme d’arriver à l’heure (vivement les théâtres, où l’on refuse l’accès aux retardataires!) d’avoir la décence et l’intelligence (hooou difficile je sais!) de se faire discrets, de prendre les places qui sont disponibles… Tant pis s’il ne reste que des places devant ou encore sur les côtés!! Et la prochaine fois : Arrivez donc à l’heure!!!!

Merde, essayez donc d’être un tantinet respectueux!! Est-ce que ce serait si difficile que cela???

BORDERLINE

De Lyne Charlebois (d’après le roman de Marie-Sissi Labrèche)

WOW!

Que dire d’autre! Dimanche dernier, à l’émission : On fait tous du show-business, j’entendais René Homier-Roy, dire que ce film était un « coup de poing lumineux ». C’est exactement cela! Un coup de poing, qui assomme juste assez pour être concerné. Dès les premières secondes, on est projeté de plein fouet au cœur de cette chorégraphie hypnotique. Les personnages dansent sur un fil, comme s’ils étaient intégrés à la partition musicale de la trame sonore. La réalisation, est d’une justesse désarmante, comme si elle était invisible. Les images s’imbriquent les unes dans les autres, bravant la narration et semblant déjouer toute règle ou convention. On se promène à travers les temps et les lieux dans une seule et même perspective. Entre le rêve et le cauchemar, entre la folie et la raison…

On sent bien, la facture style « vidéoclip » qui à conféré ses lettres de noblesse à Lyne Charlebois, mais en aucun cas c’est dérangeant, le kaléidoscope d’image n’est pas disjoncté, antionomiquement parlant c’est la psychologie des personnages qui confère à la facture visuelle des images un style « clip » comme s’ils étaient sculptés dans la séquence des plans courts et saccadés. Il en résulte des plans qui ont l’air de petits bijoux, comme ces poupées de porcelaine qui suivent le personnage de Kiki tout au long de sa vie. Il y a là quelque chose d’intemporel, comme si chaque fragment de vie était auto-référentiel à tous les autres dans un même instant, dans une même solitude.

Bien entendu, je ne peux passer sous silence la performance des acteurs, je devrais plutôt dire ici, des actrices, car en plus de la magnifique prestation d’Isabelle Blais, il faut souligner le talent sublime et totalement déconcertant du jeu de Sylvie Drapeau ainsi que d’Angèle Coutu. Ce regard qui danse dans la folie, dans la profondeur du passé et qui tremble d’une tristesse infinie et de désarroi, plonge le spectateur dans les abîmes de sa propre folie, dans ce qu’il porte de plus sombre en lui!

Petit coup de cœur pour la chanson de Martin Léon…

Bref, un bel instant cinématographique, un petit souffle de bonheur atypique dans le cinéma québécois.

En terminant, message à vous, qui vous promenez sur la rue St Catherine en racontant à la personne qui vous accompagne, comment vous avez, trompé votre blonde, comment c’est arrivé (en n’omettant aucun, mais alors là, aucun détail!!!), à quel moment ça, c’est produit. Et qu’en plus, vous nommez tous les noms, celui de la fille, celui du copain de celle-ci, qui s’avère être votre meilleur ami… Et bien, assurez-vous que la fille qui se trouve devant vous et qui marche tranquillement n’est pas une blogueuse curieuse et « observeuse » (Ok, je sais que c’est pas le bon mot, mais ainsi ça rimait!) Dans le même ordre d’idée, sachez que iPod dans les oreilles ne veut pas nécessairement dire iPod ouvert!

Sans rancune

MFL

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~ par MFL sur 13 février 2008.

10 Réponses to “Fait d’HIVER et Borderline!”

  1. et honte aussi au grignoteurs de pop-corn 😉

  2. HA oui!!!! Merci de le souligner! Je trouve cela terrible et très dérangeant!! Je ne peux supporter aucun « crounchcrouteur » de popcorn!! C’est le sac qui fait trop de bruit! Faudrait songer à inventer des sacs à popcorn silencieux!

  3. Je ne comprends pas pourquoi on ne refuse pas l’accès aux retardataires au cinéma.

    Le manque de civisme au cinéma est tellement flagrant que je ne veux plus y aller.

    Mais là, je brûle de voir Borderline ainsi que Tout est Parfait. (Ce qui est rare, moi qui a envie de voir environ un film par année.)

    Je sais ben pas ce que je vais faire avec ça…

  4. Tu vas brûler ton ratio de film en une semaine!! Je plaisante!

    Moi aussi, j’ai très hâte de voir Tout est parfait!

    Sinon, j’attends tes impressions sur Borderline avec impatience! (pas de pression!) 😉

  5. Moi c’est l’histoire des aveux du trompeur… une chance que tu ne le connaissais pas!

  6. Je dirais surtout, qu’une chance pour lui que je ne donne pas dans ce type de blog…

  7. Hé hé!

  8. Je fait partie de cette belle famille …..des gens avec une personalité Borderline alors croirez vous que j’ai couru au cinoche voir ce film de ma très chère Marie-Sissi. Wow, je crois pour une fois que quelqu’un a finalement bien décrit cet état au cinéma. Je me suis reconnue mille fois et comment. C’est un grand film qui est très fidèle à cet état de limite….

    Bravo Borderline, bravo Marie

  9. @ MJ

    Bienvenu dans mon univers!

    Votre commentaire me confirme que j’ai eu raison de voir ce film comme un grand voyage à l’intérieur d’un monde!! C’est vrai qu’il y a quelque chose d’extrème à l’intérieur même de la réalisation, comme s’il y avait une partie de mystère qui restait inaccessible d’un point de vue extérieur!

    En espérant vous revoir par ici!

    MFL

  10. Une bonne nouvelle reliée à ce film, qui se rend jusqu’en Suède!

    http://www.showbizz.net/articles/20090123131745/borderline_presente_gteborg.html

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