Long Métrage…

La peur du mur, murmure fragile, qui coule sur ma peau comme une muse fragile, cassable, éphémère. Déjà elle me friselise à l’oreille un parfum de doux espoirs. Je haïs les espoirs, pourtant ils me gardent en vie, mais me fracassent le cœur chaque fois à coups de « peut-être » infiniment enivrants. Pourtant, j’ai envie de désirer. Pourtant je m’escalade les heures comme si chaque plume m’effleurait tous les sens à la fois. Tragique et merveilleux à la fois, je n’ai jamais désiré. Et pourtant je désire tant. C’est vrai, je me suis construite une carapace à toute épreuve, mais bon, on m’a si souvent fait mal, que ce n’était plus un choix. Je paraphrase, j’évite, j’esquive. Mais je ne suis certainement pas la seule à craindre. Entre ce doux refuge contre la folie du monde qu’est la chaleur grisante de tes bras et tous ces mots à demi murmurés, je valse. Hésitante, prudente, trop, sans doute, mais je danse. Je rêve d’une seule chose, d’entendre le son des mots réels qui me diraient, que je ne rêve pas seule, que mon utopie est partagée, désirée, espérée. Je ne souhaite pas de promesses, pas de peut-être, je veux simplement foncer dans le temps réel, un jour à la fois, aussi longtemps que la magie y sera. Toute l’euphorie de mes heures se sculpte à même les fragments de cette si merveilleuse complicité. Sans tracas, sans mauvaises vibrations. Oui je crains aussi la distance, cette géographie des compromis qui me menace sans cesse, qui ne cesse de me faire craindre, qui me lance des flèches de doutes et de pourquoi, et malgré tout, j’ai envie de me perdre avec toi, et d’oser inventer, créer une histoire, un scénario unique, une parcelle de vie qui n’existerait pas sans nous. Mais surtout,  sans "si" et sans regrets au risque d’embraser les clichés. Tu le vois le rayon vert?

MF

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~ par MFL le 4 décembre 2010.

4 Réponses to “Long Métrage…”

  1. Super!
    J’ai déjà habité dans le bloc d’appartements au 65 Sherbrooke est ("Le Tadoussac"), j’étais au 14ième, et mon balcon regardait vers le sud, avec vue splendide du centre-ville de Montréal. C’est là que je voyais le rayon vert, au sens propre! En effet, la plupart des soirs mais pas tous, un rayon vert fixe était clairment visible, on aurait dit entre le building d’Hydro-Québec et un point masqué par les autres buildings, quelquepart au centre-ville…Ni moi ni mes visiteurs n’ont jamais trouvé d’explication sur ce rayon vert observé pendant plus d’un an.

  2. Cool, les flocons! :)

    Wow, on sent ton inspiration atteindre un nouveau sommet…et positif cette fois-ci!

    Ça me semble très intéressant, il faudra bien un jour que je me demande pourquoi je n’y arrive pas. Peut-être suis-je encore plus "trop prudent" que toi…

    Mais en attendant, je poursuis ma reconstruction…

  3. Attention, utopia en grec signie "nulle part".

    J’en connais plusieurs. Certains m’ont sauvé la vie. D’autres m’ont détruit.

    Les carapaces, il faut bien les découdre un peu, après les fêtes !
    C’est alors qu’une flèche de doute habilement décochée, vient à jamais découdre le doute
    Yves

  4. Pardonne-moi la coquille, il faut bien sûr lire "signifie"

    yves

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