
C’est vrai que j’ai mal. Vrai que je cherche des vagues d’air pour tenter de respirer un peu. C’est un peu comme si mon cœur avait cessé de battre. Mais au delà de tout ceci, c’est le ton de ton déni qui me heurte le plus. La peur je connais. J’en ai fait le voile que portent mes jours depuis si longtemps. Et mes certitudes ne sont pas très nombreuses non plus. J’en ai quelques unes. Celle d’essayer. Celle d’oser, celle de tenter d’être honnête vis à vis moi-même. C’est pas toujours simple, au contraire, car la vérité est souvent effrayante. Elle nous confronte, nous laisse entrevoir un aspect terrifiant de la vie, nous fait prendre conscience que nous n’avons pas toujours le contrôle sur tout. Bien sur, c’est si simple que de faire fi des signes, de se dire que ça va passer, que c’est mieux ainsi, que si, et encore que si et que sais-je. Je suis lâche, je l’ai fait pendant longtemps. Je sais que c’était idiot car les sentiments on ça de sournois, c’est que dès qu’on croit leur avoir échappés, ils reviennent en force et contre-attaquent.
Il y a certaines choses que j’ignore, beaucoup de choses en fait, mais il y a des choses que je sais. Je n’ai sans doute rien vu d’Hirochima, mais je me suis aperçu dans ton regard. J’ai vu la manière dont tu me regardais, cette lumière qui vibrait dans tes yeux, j’ai senti le désir, la foudre, l’attraction. Bien sur, j’ai tout nié. Tout était tellement impossible. Mais le temps m’a donnée tort car au fil des mois, des ans, cette attraction fusionnelle, ce manque ces absences, ne se sont jamais éteint, jamais atténués. On ne regarde jamais ses amies comme tu me regardais. On regarde ses amours et ses passions avec cette lumière là. Le tourbillon de la vie, fait en sorte qu’on s’effarait et qu’on refuse d’entrer dans la valse de peur de s’y étourdir. Les étourdissement peuvent être éphémères…
Ce qu’on a lentement construit ne devrait pas l’être. L’amitié. La confiance. Les hasards. Mais la vérité, si on a le courage de la regarder en face est qu’aucune amitié ne s’embrasse avec cette passion avec cette fougue et avec ce naturel. Seras-tu là? Seras-tu là pour moi? L’interdit, ta peau d’un matin, et les recommencements. Je me demande même pourquoi je dis cela car je sais pertinemment que dernière tout ton déni du monde, que tu sais tout ça et sans doute depuis bien plus longtemps que moi. Mais c’est tellement plus simple de se dire que c’est mieux ainsi que d’oser accepter la réalité. La tienne, la notre. Empêcher une histoire d’exister, c’est avant tout s’empêcher soi-même d’exister, c’est fuir, c’est mentir. Ou allions-nous? Qui peut prétendre le savoir… Pourquoi l’aurions-nous tenté? Peut-être simplement parce qu’il le fallait, parce que ça aurait été, et que parce que c’est toujours la seule et unique chose à faire pour avoir le droit de se prétendre en vie. Parce que la vérité, peut nous permettre d’enfin cumuler du millage honnêtement. Peut-être un peu aussi parce que d’avoir le courage de vivre ses passions est une des plus belles choses qui puisse être.
Parce que je sais que tu m’aimes et cela même si, pour des raison que j’ignore, tu préfères m’oublier…. Que tu préfères te mentir et te faire croire le contraire… Je crois bien que d’accord, serait Yoda avec moi.
MFL
Publié dans Nostalgie, Vie
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